La reproduction

Couvée La reproduction du canari Harz ou Harzer Roller ne présente pas de grandes difficultés puisqu’il s’agit d’un canari vigoureux et robuste, très attachant et prolifique.

Il est possible de l’apprivoiser s’il a moins d’un an lors de l’acquisition. Les femelles sont de très bonnes éleveuses et sont régulièrement utilisées par de grands éleveurs de canaris postures, d’oiseaux hybrides ou de mulet s pour couver les œufs, élever les petits et se substituer à ces races spécifiques et délicates pour l’élevage.

Beaucoup d’éleveurs amateurs prennent plaisir à élever le canari du harz sans se soucier de présenter leur progéniture dans les concours. Cet élevage leur donnera beaucoup de satisfaction car cette espèce est souvent très familière et aime la proximité de l’homme bien qu’évident, seule la confrontation des issus d’un élevage au standard peut assurer la pérennité de la race.

La période de reproduction va de mars à juillet. Elle est consécutive à l’allongement du jours et de la température, qui ne doit pas descendre en dessous des 13°C. Le couple sera placé dans une cage dont les dimensions minimales sont : 50*30*30. La couvée dure treize jours, la pâtée et toutes les gourmandises qui inciteraient la femelle à quitter le nid sont supprimées.

La construction du nid

On peut employer divers types de nid : plastique, osier, noix de coco, etc. … mais ils doivent avoir la même forme et être suffisamment profond pour que les œufs puissent être couvés et les oisillons réchauffer sans risquer l’écrasement.

C’est principalement la femelle qui va construire le nid, parfois aidée par le mâle. Les matériaux seront ceux qu’elle trouvera à sa disposition. Vous pouvez lui mettre de la charpie, des morceaux d’essuie-tout ou toute autre bourre qu’on peut trouver dans le commerce à destination des canaris. Par contre, il vaut mieux proscrire le coton et la laine. Les griffes y restent accrochées et les conséquences sont diverses : nids renversés, œufs collés ne pouvant éclore, pattes des petits déformées, …

La fécondation et la ponte cycle1

Les œufs devront être fécondés environ 48h avant la ponte. Ils seront pondus au rythme d’un par jour, tôt le matin. Le nombre varie entre 3 et 6, rarement plus mais ça arrive !

Les œufs devront être fécondés environ 48h avant la ponte. Ils seront pondus au rythme d’un par jour, tôt le matin. Le nombre varie entre 3 et 6, rarement plus mais ça arrive !

La nourriture se limite au mélange de graines et à l’eau de boisson. Les femelles doivent bénéficier d’un maximum de calme et de tranquillité. Le sevrage des jeunes se fait vers le 29e jour. Réellement, je les retire lorsque je constate qu’ ils commencent à picorer de la pâtée avec les parents.

4_picture2L’alimentation complète et rationnelle est à la base de chaque élevage de canaris par les incidences quelle a sur la santé et la robustesse de la souche et par dessus tout sur la reproduction.

Dans l’élevage du Roller, l’alimentation joue un rôle encore plus prépondérant, puisqu’elle manifeste ses effets bienfaisantes ou nuisibles sur la luette des chanteurs.

Notre devoir est donc de traiter le sujet plus particulièrement sur ce point.

Tenons compte que la graine de navette avantage la douceur et la profondeur du chant, que la pâtée à l’œuf donne la puissance de gorge mais aussi excite le canari, que l’alpiste en quantité excessive rend la voix stridente et âpre ainsi que la verdure et que l’œillette calme l’excitation.

Dans le choix des reproducteurs, l’éleveur doit se laisser guider par les intentions qui convergent toujours vers le but d’améliorer la chanson du stam et de réduire le pourcentage des sujets défectueux. Il s’agit d’accomplir un travail d’affinement de qualité des mélodies, sans lequel il serait illusoire d’espérer de rencontrer en Novembre, une amélioration du standard de chant.

Une souche, c’est quoi ?

batterie elevage

Cage de reproduction

Quel que soit l’élevage animal (chien, chat, oiseaux ou autre), il n’y a pas d’homogénéité dans une souche sans consanguinité il reste à l’éleveur à organiser cette consanguinité.

S’il est vrai qu’en élevage consanguin on peut fixer des caractéristiques précises et voulues, on peut également fixer des caractères indésirables. Par ailleurs, en accouplant des individus en parentés très proches, on aboutit rapidement à une situation où l’on perd la fécondité de la souche, ce qui nous oblige à réintroduire du sang neuf.

L’élevage en consanguinité proche :4_picture4

Je voudrais aborder l’élevage en consanguinité proche, pour pouvoir, par la suite, voir son utilité et ses défauts. Pour cela, on procède de la façon suivante : On choisit les meilleurs spécimens canaris mâle et femelle disponibles pour les accoupler; les jeunes obtenus feront la première génération appelée G1

Dans les jeunes canaris G1, on choisit :

La meilleure femelle canari que l’on accouple avec le mâle d’origine, son père.
Le meilleur mâle que l’on accouple avec la femelle d’origine, sa mère.
Les jeunes canaris obtenus feront la deuxième génération G2

Dans les jeunes G2, on choisit :

La meilleure femelle que l’on accouple avec le mâle d’origine qui est à la fois son père et son grand-père.
Le meilleur mâle est accouplé avec la femelle d’origine qui est à la fois sa mère et sa grand-mère.

Les jeunes obtenus feront la troisième génération G3 et formeront 2 lignées :

La première, la lignée du mâle d’origine, qui en G3 aura 7/8 du patrimoine génétique de celui-ci.
La deuxième lignée, celle de la femelle d’origine, qui en G3 aura 7/8 du patrimoine génétique de celle-ci.

volierePar ce procédé, on obtient rapidement une homogénéité dans la descendance de chaque lignée. En croisant les lignées entre elles, on obtient des spécimens qui peuvent rassembler sur les oiseaux qui en seront issus, les caractéristiques que l’on aura fixées dans ces lignées.

Personnellement, je ne pratique pas de cette façon dans mon élevage car non seulement on perd la fécondité, mais les dégénérescences nous guettent. Ceci nous met rapidement dans l’obligation de réintroduire du sang neuf, et cela continuellement. Alors, plus ces apports sont importants, plus les caractéristiques propres à notre souche seront difficiles à préserver.

Toutefois, je voudrais préciser, pour clore ce qui précède, que si je me trouvais dans la situation de voir apparaître dans mon élevage une nouvelle mutation, je n’hésiterais pas une seconde à appliquer cette méthode qui est celle avec laquelle j’aurais le plus de chance de fixer cette mutation, qu’elle soit dominante, liée au sexe ou récessive.
Il existe encore une autre méthode :oisillon

On accouple un très bon mâle avec trois bonnes femelles, puis celui-ci avec ses filles et ainsi de suite. Tous les issus en G3 auront 7/8 du patrimoine génétique du mâle d’origine et 1/8 de celui de leur mère d’origine. Selon le même principe, on accouple les descendants en G1 entre eux, ce qui fait demi-frère sur demi-sœur.

Mâle d’origine 50% Femelle d’origine 50% Mâle d’origine 50%
FEMELLE B 25%
FEMELLE C 25%
FEMELLE A 25 %
FEMELLE A 12,5%
FEMELLE B 12,5 %
FEMELLE C 12,5 %
FEMELLE C 12,5%
FEMELLE A 12,5%
FEMELLE B 12,5%