Améliorer une souche

Déclin de la souche

Lorsque l’on jette un regard en arrière sur l’évolution de notre hobby, en France comme à l’étranger, on s’aperçoit que certains éleveurs ont pendant quelques années, présenté les meilleurs oiseaux, puis que petit à petit, parfois brutalement, ils n’obtiennent plus d’aussi bons résultats. La cause pourrait être qu’ils aient vendu trop de bons oiseaux, mais la plupart du temps ils se sont laissé endormir par l’impression que leurs oiseaux étaient les meilleurs…et qu’il n’était plus nécessaire d’améliorer la souche.

Ce déclin peut être stoppé par le diagnostic du point faible apparu dans la souche et par l’introduction d’un oiseau pouvant le contrebalancer. Il faut toujours, et à n’importe quel stade, garder à l’esprit la nécessité de cette amélioration.

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Capacité d’analyse.

Il faut se représenter mentalement ce que doit être l’oiseau idéal. Tant qu’il n’est pas possible de différencier un bon oiseau d’un très bon, tant qu’il n’est pas rendu compte immédiatement qu’un autre oiseau est de qualité médiocre, et que de ce fait il doit être écarté, tout le travail qu’il pourra faire sera stérile s’il n’a pas, au préalable acquis « l’œil ».

Se faire l’œil et l’oreille

Il faut visiter des élevage, le plus souvent possible, l’élevage d’un bon éleveur si l’on a la chance d’en avoir un pas trop loin de chez soi. En se faisant expliquer le pourquoi d’un jugement que l’on ne comprend pas bien. En regardant ou en écoutant les oiseaux champions dans les revues techniques ou sur des vidéo.

Lorsque ces connaissances sont acquises, une réflexion doit être menée sur la qualité globale des oiseaux de sa souche, en quelque sorte un état des lieux. Si le niveau est estimé trop mauvais, il est préférable de repartir à zéro. Certes c’est une décision difficile à prendre pour un débutant parce que , outre l’attachement qu’il a pour ses oiseaux, il est difficile de reconnaitre soi même que l’on a pas la qualité souhaité. Par contre, s’il existe dans la souche des oiseaux que l’on peut considérer comme bons ou très bons, pour le niveau débutant, ils peuvent être conservés et il faudra voir s’ils sont compatibles avec ceux que l’on va acquérir.

Lipochrome jaune intensif

Achat d’oiseaux reproducteurs

La première erreur à ne pas commettre est d’acheter des oiseaux un peu partout. Parce que en mélangeant plusieurs souches, on obtient souvent des oiseaux inférieurs, voir très inférieurs aux parents.

L’incompatibilité entre souches est due au fait que pour arriver à l’amélioration du type, il ya eu, par par un programme de consanguinité éloignée, la sélection à l’état homozygote des polygènes qui favorisent l’expression des qualités souhaitées. Or ces polygènes peuvent être différents suivant les souches et donner, lors des croisements, des oiseaux hétérozygotes sans qualité apparente.

La meilleure façon de procéder est de repérer, sur les expositions spécialisées, l’éleveur dont le niveau général correspond le mieux à l’oiseau idéal que l’on a dans la tête et de connaitre le niveau des prix qu’il pratique. Une fois la décision prise, il faut le contacter.

N’achetez jamais des oiseaux sans les voir. Il est indispensable de se déplacer, même si l’éleveur est éloigné, cela vous évitera beaucoup de déception et de malentendus. Il est recommandé de ne pas prendre un oiseau qui présente des fautes de structure ou qui ne vous plait pas; faites seulement l’acquisition d’oiseaux qui vous donnent l’impression de pouvoir amener quelque chose dans votre élevage.

Il ne faut pas avoir d’idées arrêtées sur les détails de peud’ importance, comme la couleur ou la variété, ce qui est le propre de beaucoup de débutants. Si l’éleveur vous propose un sujet, qui a votre avis, peut apporter beaucoup en élevage, n’hésitez pas à le prendre même si justement la couleur ou la variété ne sont pas celles qui vous plaisent le plus.

 

Bien débuter

Lorsque l’on débute, il est essentiel de constituer en premier lieu une bonne souche de normales. Lorsque cette souche sera bien établie, et seulement à ce moment là, on pourra envisager en se servant de bonnes normales, d’élever des mutations; mais surtout, il ne faut jamais commencer l’élevage par des mutations récessives et autosomales.

Cette méthode est un peu ingrate, elle demande de la patience…mais c’est la seule qui permet une progression certaine.